27 mars 2012
Avez-vous déjà perdu un ami dans un accident de la route?
Pendant le tournage du film, nous avons rencontré des jeunes âgés de 16 à 24 ans qui ont perdu leur meilleur(e) ami(e) dans un accident de la route. Pour chacun d’entre eux, cette disparation crée un vide immense dans leur vie. Et vous, avez-vous déjà perdu un ami dans un accident de la route? Racontez-nous votre histoire.
Stéphanie P. :
Bonjour M. Arcand,
J'en suis rendu à avoir peur à chaque fois que je prend la route avec mes deux belles fillettes. Peur de croiser un chauffard en boisson ou quelqu'un qui texte sur son cellulaire...SVP Ralentissez, arrêter de texter, éviter la boisson sur la route! En plus de perdre la vie, c'est une belle famille comme la mienne que vous pourriez tuer! J'espère sincèrement que votre film éveillera certaine conscience.

André D. :
Bonjour, nous avons une nièce qui a perdu son père et sa mère dans le même accident, une personne saoule qui avait volé une voiture et qui avait un taux d'alcool extrêmement élevé. Quelques mois de prison et c'est tout ce qu'elle eu (ce n'était pas son premier délit de se genre). Ma nièce de 2 1/2 ans a survécu à l'accident par miracle, son banc de bébé était extrêmement bien attaché. Mon beau-frère a pu l'adopter après plusieurs tumulte légale. Elle est devenue une belle jeune adulte, qui étudie en médecine.
J'ai un ado qui veut apprendre à conduire, je lui dis tout le temps qu'une voiture est une arme mortelle, et qu'il faut être conscient que nous pouvons causer des dommages en tout temps.
Pour la boisson et le volant, je ne dis pas de pas boire mais de ne pas conduire et boire, donc d'être assez sage pour appeler les parents ou encore prendre un taxi, ce que tout parent se fera un plaisir de payer...!!
Je trouve triste de voir tous ces jeunes décédés, les jeunes représentent notre avenir!

marcel Lescarbeau :
Bonjour M Arcand j'ai tres hate de voir votre film, j'ai eu une jeunesse assez rok and roll je suis chanceux, le destin ma épargné de grave accident que je n'ai pas eu heureusement!!!, merci mon Dieu!! Marcel

Louise :
J'aimerais vous dire un gros merci de vous impliquez sur des sujets difficiles. Mais que des gens comme vous connue peuvent réveiller opinions publique et surtout arrêté de croire que cela arrive aux autres. Nous avons vécu un accident assez grave, mais en nous sommes sorties quand même assez bien vue le constat de l'auto après....Nous sortions d'une entrer le soir d'une cabane à sucre. Ont nous à frappé de plein fouet. Ma fille à eu le poignet cassé. Nous avons quand eu très peur de la perdre car sous l'impact elle a perdue connaissance. Elle eu un traumatisme et moi j'ai quelques fois des odeurs et sensation bizarre....au intersection de grande artère!?
Mais mon neveu à perdu la vie il y a 2 ans près de chez lui, sur une route de campagne. Je peux vous dire que cela est très difficile pour les parents, sa soeur....et pour tous encore...
Ont ne devrais jamais faire le deuil de son enfant....
Ont ne devrais jamais faire le deuil de personnes que l'ont aimes....sur les routes....

Julie M. :
Bonjour M.Arcand,
J`ai hâte de voir votre film dérapages.Je trouve que les gens conduisent trop vite.Ce n`est pas
juste les jeunes.Encore ce week-end,j`ai vu un gros pick up tout endommagé.Le devant refonçé.
Je ne sais pas s`il y a eu un décès ou juste des accidentés.Le véhicule a dérapé dans un fossé.
On le sortait avec une remorqueuse lors de mon passage.La vitesse est la norme.Tous les
jours, je me fais dépasser que je sois sur une route de campagne ou sur une autoroute.La
vitesse est un rush,un thrill et moment d`adrénaline éphémère.Je suis plus prudente depuis
que ma mère a eu accident majeur il y a 17 ans.Ce n`est pas un accident de la route mais
cet évènement a été tout aussi tragique.Elle est confinée à un fauteuil roulant pour le
reste de ses jours.Cet épisode de sa vie,nous a fait réfléchir à la précarité de la vie.On ne
tient qu`à un fil.La vie est précieuse et il faut la protéger.Lorsqu`on a la vie et la santé,on a
tout.

manon séguin :
bonjour, je m'appelle Manon Séguin
J'ai eu l'été dernier au Pérou un accident de voiture d'où je suis sortie indème miraculeusement, nous avons presque frappé un 18 roues de face, rendu a un mètre devant lui on a bifurqué à droite et avons fait des tonneaux...toutes les vitres ont éclatées...
Tous les autres dans l'auto avait en bas de 24 ans. J'ai 32 ans.
La fille de mon ami avait 16 ans et pas de ceinture, personne a rien eu, j ai eu a faire de la physio pour mon bras, et suis maintenant ok.
Les jeunes conduisaient trop vite et ont dépassé dans une courbes, et étaient grandement influencé par le fils films de type Fast and furious.
J'ai été en maudit et n'en revenait pas qu il avait mis notre vie en danger pareil en dépassant dans une courbe, en arrière d un 18 roues pour ce retrouver face à un 18 roues...
J'aimerais m'impliquer, j'étais en dehors du Pays mais c'est une réalité qui est pareil partout...

Sylvain Méthot :
J'ai le bonheur et la grande chance de n'avoir jamais perdu personne de proche dans un accident de la route , toutefois je connais bien les ravages et la détresse que produisent de tel évenements. Retraité dernièrement après 34 ans à la Sûreté du Québec j'ai souvent eu la tâche ingrate et déchirante d'aller anoncer à un papa comme moi que sont fils ne reviendrais pas ce soir , et plus jamais . J'ai vu des pères des frères, des mères , des soeurs et des amis , catastrophés , incrédules et effondrés suite à l'annonce de la mort de celui ou celle qui hier encore souriait et faisait des projets d'avenir. Après tant d'année je n'ai toujours pas trouvé les mots qui ferais en sorte que la douleur soit moin grande. Imaginez vous devant la porte de n'importe quelle maison à 4hre du matin ,en uniforme et là vous sonnez ...Si vous pouviez voir les yeux du papa ou de la maman qui ouvre la porte avec un air inquisiteur , engourdi de someil et ravagé par l'inquiétude.Des dizaine de fois, après avoir terminé mon quart de travail ,j'ai été observer mes enfants qui dormaient paisiblement dans leurs chambres en remerciant le ciel et en priant que jamais un confrère ne vienne sonner à ma porte à 4h du matin. Je ne peux qu'imaginer la douleur des gens à qui j'ai annoncé ces évenements mais j'en ai une bonne idée et de la première à la dernière fois ce fût déchirant , triste et impossible à oublier.

Julie :
Le 23 mai 2009, c’est la fin du mois de mai, la fin du secondaire pour Christine. Elle vient tout juste d’avoir 17 ans, pas tout à fait un mois. Christine se rends chez une amie d’école pour une soirée. Un ami de l’école arrive avec sa moto de type ‘’racer’’, il a 17 ans… Il vient tout juste d’avoir son permis de moto, la moto est au nom de sa mère... Il veut faire des tours de moto, Christine a été la première à la grande déception de certaines…Christine fût la dernière. Le jeune homme a roulé minimalement 101 km dans une zone de 30 km, c’est l’enquête qui l’a prouvée.
Lorsqu’on survit à un accident de cette ampleur, nous évitons un gros deuil mais elle a dû faire une tonne de deuils...de sa vie. Toutes ses pertes qui l’ont jetées par terre et ont ébranlées ses espoirs, son optimiste et sa détermination sans jamais les détruire complètement. Elle a su malgré tout, conserver une foi inébranlable en la vie. De cette vie qui avait pris plusieurs années à se construire, à se mettre en place. J’ose espérer que ça ne prendra pas 17 ans pour se reconstruire une vie mais pratiquement 3 ans post-accident, je sais qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir… Mais elle ne lâche pas et on sera toujours là pour l’appuyer.
Le film Dérapage sortira la journée des 20 ans de Christine (27 avril), nous irons certainement le voir, Christine y tient beaucoup. Merci à M. Arcand et Madame Robert, on n’en parlera jamais assez.
Voici un texte que j’avais composé pour les 18 ans de Christine qui résume sa première année de vie après l’accident :
Christine, ta 17ème année :
- Pendant la remise des diplômes, tu es dans le coma, on ne sait même pas si tu vas survivre et si oui à quel prix
- Pendant le bal de finissants, tu commences à peine à émerger du coma, à entrouvrir les yeux, à bouger un pouce
- Pendant l’été, tu commences à peine à bouger tes membres, les bras en premier, les jambes à peine, tu reviens progressivement vers la réalité, bref tu reviens à la vie petit à petit
- Pendant la rentrée au Cégep, l’automne, tu dois tout réapprendre, à tenir la tête, à manger, à t’assoir et surtout à te battre pour récupérer des acquis que tu avais consolidé en 17 ans, REPARTIR À ZÉRO
- Pendant l’hiver, tu apprends à te déplacer en chaise roulante, à te tenir debout, à ébaucher un début de déplacement avec une marchette (pas facile avec tes tremblements), à retrouver la parole, à travailler ta mémoire, à écrire, tu quittes enfin l'hôpital après 7 mois et quelques poussières....
- Avec la fin de l’hiver et le début du printemps, tu travailles sur tout, 5 jours en réadaptation, tu te solidifies en marchette, tu t’améliores toujours et tu ne lâches pas.
Jamais je n’oublierai cette année ! Ce travail acharné sans jamais rechigner ! Cette détermination hors du commun. Et que dire de ton courage, on dit que le courage est cette qualité supérieure qui nous permet de faire face d’un cœur égal aux multiples désagréments de la vie. Aller de l’avant, ne jamais reculer devant les difficultés, voilà le courage véritable. Tu es une jeune femme courageuse. Tu passes au travers tout ça d’une façon admirable et en plus avec ton superbe sourire.
Aujourd’hui, tu as 18 ans (et pas toute tes dents, :-)). Pour la prochaine année, tu espères marcher avec une canne rose :-), retrouver ton autonomie, récupérer ton permis de conduire et acheter ta voiture. Et pour tes 19 ans, tu espères faire un retour à l’école.
BONNE FÊTE Christine ! On te souhaite tout ça et bien plus. Tu le mérites tellement ! Nous serons toujours là pour toi. Love you !
La mère de Christine.


